ma note
-/5

moyenne
2.94/5

This Charming Girl

nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 1nombre de notes: 1nombre de notes: 3nombre de notes: 2nombre de notes: 4nombre de notes: 3nombre de notes: 4nombre de notes: 1

les avis de Cinemasie

6 critiques: 1.96/5

vos avis

14 critiques: 3.34/5

visiteurnote
tu0r 3.25
Toxicguineapig 3.5
Simon VD 3.5
Pikul 4.25
Kokoro 4.25
koalaurent 2
Epikt 4
eniger 2.25
Dooliblog 3
Cassiel 4.5
Black_pantha 3.5
Bastian Meiresonne 3
Antaeus 3


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Désenchantée

Tourné en DV, THIS CHARMING GIRL apparaît comme le prototype parfait du film d’auteur intimiste tel qu’on peut se l’imaginer. Mais il est plus que ça… Le scénario se réduit à l’observation du quotidien d’une jeune et jolie postière coréenne, banalité d’une vie monotone d’où la fantaisie semble bannie malgré l’age de l’héroïne. Nous la suivons au travail, lors des pauses déjeuner, à la maison, et petit à petit pénétrons dans un univers faits de petits rites et manies nées d’une solitude intense. Aussi méticuleuse au bureau de poste que pour nettoyer son intérieur, Jeong-Hye vit ainsi au rythme des sonneries de son réveille-matin. Des copines de boulot, mais aucun(e) ami(e) à qui se confier véritablement, et l’acquisition d’un chaton n’arrangera ce besoin de contact que pour un temps, une vie sentimentale au point mort guère sauvée par des rencontres masculines platoniques et aléatoires. La caméra suit au plus prés cette femme qui monopolise l’écran de façon quasi-ininterrompue, adoptant un ton feutré pour cerner de mieux en mieux une personnalité complexe et douloureuse derrière un masque de bienveillance apparente. Car les réminiscences d’un passé récent ou plus lointain nous éclairent sur ce parcours solitaire, surgissant au hasard d’une rencontre, d’un geste banal, d’une situation répétitive : si le procédé est assez classique, il est ici réalisé de main de maître, flash-back révélateurs et expliquant la tension sous-jacente à cette sérénité de façade. Et si représentatifs d’une vie esseulée ou l’on a tout le temps de gamberger en silence. Sans jamais dramatiser outre mesure son propos, le cinéaste choisit de traiter pudiquement ces moments forts, alors même qu’il observe avec minutie le comportement actuel de son absolue anti-héroïne. Si son film est lent, et pour cause puisqu’il ne se passe pas grand-chose, il n’est jamais ennuyeux : les mouvements de caméra, les cadrages, le choix des situations et des personnages décrits, leur crédibilité, tout concourt à donner une tranche de vie attachante et que l’on partage avec le même naturel qu’elle nous est proposée, jusqu’au final attendu, dernier chapitre pour un nouveau départ, peut-être… Le son est le plus souvent direct, à la manière d’un reportage, baigné occasionnellement d’une jolie musique à la tranquille douceur, accompagnant ce périple discret. La belle KIM Ji-Su prête sa silhouette élancée et son élégant visage de sphinx énigmatique au personnage de Jeong-Hye, un rôle difficile interprété à la perfection : elle est omniprésente,mais surtout impressionnante dans la peau de cette personne si mal fagotée et tristounette. Magnifique portrait d’une vie désenchantée à la puissance émotionnelle renforcée par sa retenue, THIS CHARMING GIRL est enfin une des descriptions les plus intelligentes et justes d’une solitude contemporaine vues sur grand écran.

14 octobre 2005
par Kokoro


A vouloir trop bien faire...

Merci bien la fausse immersion dans les tourments intimes féminins. Une fin et des flashbacks explicatifs en guise de "récépissé de bon film psychologique"... Pour ma part "This Charming Girl" est caractéristique du film intérieur, intime, très réservé... qui se veut boulversant par sa fin, mais avec une volonté de trop bien faire qui donne finalement un gros vide côté sentiments réels (l'objectif recherché pourtant). Aucun véritable échange entre l'actrice et le spectateur malgré la proximité durant tout le film, ce n'est à aucun moment émouvant. On est donc écarté de l'histoire, tout juste pris à témoin... aussi bien qu'on fini par se désintéresser un peu de ses petits soucis à la demoiselle (aussi charmante soit elle), et c'est bien là où on commence à trouver le temps long. Bref, bien que le film ne manque pas de bons éléments ainsi qu'une actrice remarquable, il m'est apparu bien trop hermétique ! Un réalisateur qui passe complètement à côté d'un sujet intéressant selon moi.

15 juillet 2005
par koalaurent


This confusing girl

Cette fille dite charmante est pourtant bien mal dans sa peau, entre son boulot pas très valorisant dans une poste de quartier, la frustration de sa vie de célibataire et les nombreux souvenirs douloureux qui remontent à la surface. Ces derniers font irruption dans sa vie, ajoutant à sa confusion, un peu à la manière de ce chat qu'elle accueille chez elle et qui semble redonner un semblant de but à son existence, mais qu'elle est peut-être la seule à voir. Parfois, on se dit que tout cela acquière davantage de matière, de consistance et que finalement elle parvient à se reconstruire. Pas tant que ça en fait. Brillamment, Yi Yoon-Ki fuit l'explicite et livre un film elliptique et ambigu. A petites touches, il bâtit autour de son héroïne un carcan de traumatismes, de complexes et de frustrations qui l'empêchent de s'épanouir et de s'assumer. Même ce qui pourrait faire office de "révélation" et de clé au trauma de Jeong-Hae est montré avec subtilité et sans balourdise, dans deux scènes particulièrement troublantes.

Un film vraiment pas con, intelligemment mené et réalisé, et qui se distingue largement du tout venant de la production coréenne.



26 novembre 2006
par Epikt


Diamand sur canapé

Donner à voir le vide d'une vie à l'abandon, ce n'est pas là une mince affaire. YI Youn Ki y arrive pourtant ici, sorte de miracle cinématographique. Il nous laisse entrevoir toute la misère du monde, non pas celle des camps et des famines, mais celle d'une autre modernité sauvage, où les âmes seules sans repères se perdent dans les couloirs bétonnées de la nouvelle Agora. A l'image de son héroîne, le film est parfois pénible mais d'une étrange beauté. Il faudra attendre la scène finale pour que tout ceci prenne sens dans un souvenir de cinéphile, chef d'oeuvre d'Edouard Blake, Breakfast at Tiffany's(Diamand sur canapé). Tout y est, le chat, l'écrivain en quête de sens, la femme seule a l'adolescence tourmentée, tous se croisent et se cherchent pour mieux s'abandonner. Entre remake désabusé et hommage à un cinéma, celui délicat de la solitude des âmes.

08 avril 2007
par Cassiel


Charming...

Adaptation sans grands sous (et apparemment avec beaucoup de difficultés) d'une nouvelle, Yoon Ki Yi réussit à filmer le portrait attachant d'une personne on ne pourrait plus simple. Tourné en DV, le film atteint par moments la grâce d'un magnifique document vérité, de par s manière de filme naturelle et l'interprétation exceptionelle de son interprête principale. Reste que le film souffre d'une lenteur parfois insoutenable ou du moins qui aurait mérité d'être coupée et plus rythmée. Le coup final est certes surprenant, mais paraît comme déplacé après l'instauration du rythme lent auparavant - pourquoi voulu avoir sur-dramatisé, alors que le film aurait très certainement gagné en force d'assumer son parti pris de non-action jusqu'au bout. Reste un honnête effort de la part d'un réalisateur sincère et qui semble s'être impliqué énormément dans un projet que l'on dévine difficile à produire dans la situation cinématographique actuelle de son pays.

15 mars 2005
par Bastian Meiresonne


Rarement on aura vu un film - surtout en corée - qui dénigre autant l'emphase. "This Charming Girl", en ne se donnant pas à voir et en ne nous en donnant pas à voir, est un grand drame intimiste porté par l'invisible.

04 septembre 2005
par Antaeus


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio